
Despres, vainqueur en 2005 et 2007, poursuit sa galère au guidon de sa KTM. Après avoir perdu plus de 40 minutes samedi à cause de crevaisons, l'Andorran a encore été victime de ses pneumatiques sur cette portion, marquée par les premiers reliefs.
Il avait pourtant pris soin de remplacer ses chambres à air Pirelli par des mousses Michelin. Mais rien à faire, un souci d'hernie l'a contraint à finir les derniers des 551 km de spéciale à 60 km/h.
Ce nouveau coup du sort - le troisième en autant de jours de course si on compte sa culbute de dimanche - aura fini d'atteindre le moral du dossard no 1, qui concède plus d'une heure à son principal rival, Marc Coma.
L'Espagnol de KTM a encore creusé l'écart sur tous ses rivaux en remportant sa deuxième étape en Argentine (1re et 3e). Coma a devancé de 17'49 un duo composé du Norvégien Pal anders Ullevalseter (KTM) et de l'Espagnol Jordi Viladoms (KTM).
Au classement général, Coma possède dorénavant près de 40 minutes d'avance sur l'étonnant Français David Frétigné, le seul parmi les meilleurs à rouler sur une 450 cmc (Yamaha).
Frétigné s'est parfaitement adapté au terrain du jour, laissant filer ses adversaires, roulant en 600 cmc, sur la partie rapide du début de journée, avant «d'attaquer dans tous les autres secteurs» techniques de la seconde partie.
Alphand perd 30 minutes
En quatre roues, le Qatarien Nasser Al-Attiyah (BMW), déjà vainqueur de la première étape, a doublé la mise. L'Espagnol Carlos Sainz (Volkswagen), devancé par le Qatarien de 35 secondes à l'issue des 551 km de spéciale, conserve la tête du classement général avec 3'40 sur Al-Attiyah.
L'Allemand Dieter Depping a pris la 3e place à 1'40 du vainqueur. Le Sud-Africain Giniel De Villiers, sur Volkswagen, est troisième au général, à 5'45 de Sainz, après sa quatrième place lors de cette étape.
Luc Alphand a connu des problèmes, une fuite de gasoil lui ayant fait perdre une demi-heure. L'addition aurait plus être bien plus lourde pour le pilote Mitsubishi qui s'est aperçu de l'incident en intervenant sur une crevaison, comme l'a raconté Dominique Serieys, le patron des «Mitsu».
Autre perdant de cette journée: l'organisation. En raison de gros retards pris lors du transfert par la route entre Puerto Madryn et Jacobacci, les infrastructures censées faire fonctionner le bivouac (PC course, centre de presse) n'ont été installées qu'en milieu d'après-midi, au grand désespoir des suiveurs bloqués dans cet anodin village de Patagonie, balayé par le vent et le sable.